Archives de catégorie: Salle de presse

Salle de presse

Article dans The New York Times

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Vous n’avez pas simplement des dents dans la bouche: Vous avez environ 32 fossiles qui racontent une histoire microscopique de votre santé. Les scientifiques ont constaté que même s’ils ont vécu il y a des centaines d’années, ces dents racontent une histoire à leur sujet. Lire la suite, en anglais, sur le site du New York Times.

http://www.nytimes.com/2016/07/20/science/teeth-vitamin-d-deficiency-archaeology.html?_r=1

Salle de presse

À l’ère de la micro-géoarchéologie

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Un tout nouveau laboratoire vient renforcer l’infrastructure institutionnelle de recherche en archéologie

Par Yvon Larose

Yann Foury est inscrit à la maîtrise en sciences géographiques. Son mémoire porte sur un site archéologique du 18e siècle situé sur Dog Island, au Labrador. Le chantier est placé sous la responsabilité de Najat Bhiry, professeure au Département de géographie et directrice du Centre d’études nordiques (CEN). «Avec la professeure Bhiry, j’étudie les sols des dépotoirs de l’époque, explique l’étudiant. On a des dépôts successifs de déchets, comme des ossements ou des dents d’animaux, des matières végétales, des bouts de bois ou du sable. Tout est entremêlé.»

Le lieu était occupé jadis durant l’hiver. Le phoque, abondant dans la région, assurait la subsistance des occupants. Pendant l’été, ceux-ci abandonnaient le site pour suivre les troupeaux de caribous dans leurs déplacements. «Au Laboratoire de micro-géoarchéologie, poursuit Yann Foury, j’étudie des échantillons de sols au microscope. Des lames minces de sols d’une épaisseur de quelque 30 microns, ou 0,03 millimètre, fabriquées sur place, me permettent de réaliser une analyse très précise de l’occupation du site archéologique.»

Le Laboratoire de micro-géoarchéologie, inauguré le 19 avril, est le tout nouvel ajout à l’infrastructure de recherche en archéologie de l’Université. Cette infrastructure compte désormais neuf laboratoires. Le dernier-né, unique en son genre au Québec, est affilié au CEN et est ouvert à tous les chercheurs de l’Université. Il comprend une unité de fabrication de lames minces, située au pavillon Paul-Comtois, et une unité de microscopie, située au pavillon Abitibi-Price. À l’origine de ce projet se trouve Najat Bhiry. L’ont rejointe les professeurs Réginald Auger, Allison Bain et James Woollett, du Département des sciences historiques. Tous sont membres du Groupe d’archéométrie de l’Université. Le financement principal du laboratoire s’élève à plus de 600 000$ provenant de la Fondation canadienne pour l’innovation. Les autres partenaires financiers sont le gouvernement du Québec et l’Université.

«Ce laboratoire est un autre exemple concret de l’archéologie unique que nous faisons à l’Université Laval, affirme Najat Bhiry. Il renforcera et développera davantage les collaborations en recherche nationale et internationale portant sur la relation homme-environnement dans le passé, tant dans le Nord que dans le Sud.»

La micro-géoarchéologie permet de reconstituer, de manière fine, l’occupation humaine quotidienne d’un site archéologique. Dans son interprétation au microscope, le chercheur peut documenter les microtraces de la présence humaine sur l’environnement, ainsi que l’impact des changements climatiques et environnementaux sur le mode de vie des humains. Les lames minces lui donnent, en quelque sorte, la possibilité d’étudier un site archéologique en laboratoire, comme s’il était sur place.

«Najat Bhiry est spécialisée dans le travail avec des lames minces de sols, indique le responsable du laboratoire, le professionnel de recherche Stéphane Ferré. Jusqu’à tout récemment, elle et ses collègues devaient faire fabriquer les lames par des laboratoires externes, dans une autre province ou à l’étranger, à partir d’échantillons de sols prélevés sur les sites de fouilles. Entre l’envoi et le retour, il pouvait s’écouler jusqu’à un an et les coûts étaient assez excessifs. Nos essais de fabrication ont commencé en mai 2015. Aujourd’hui, notre laboratoire peut produire des lames minces en trois mois.»

Pour être accepté au laboratoire, l’échantillon doit n’avoir subi aucune perturbation. D’abord, on prélève l’échantillon en enfonçant dans le sol une petite boîte métallique de forme carrée. Une fois au labo, l’échantillon encore humide est placé dans une zone froide. La première étape du traitement consiste à le sécher dans un four spécial, un processus qui peut prendre jusqu’à huit semaines. Ensuite, on passe l’échantillon dans une chambre à vide afin d’en retirer le maximum d’air à l’aide d’une pompe. Après, on injecte une résine qui circulera dans l’échantillon, l’imprégnera et le rendra solide. On découpe ensuite l’échantillon consolidé en de très petits blocs rectangulaires que l’on colle sur des lames de verre. Vient alors l’étape de l’affinage.

«Le processus qui consiste à amincir l’échantillon solidifié représente un défi, soutient Stéphane Ferré. C’est compliqué et difficile en raison des matériaux hétérogènes qui composent un sol. D’abord, il faut réussir à coller le matériau sur la lame de verre. Ensuite, on le découpe beaucoup plus finement avec une machine. Puis on le sable jusqu’à obtenir une épaisseur de l’ordre de 30 microns. Finalement, on le polit dans une machine qui permettra d’obtenir un fini semblable à du verre.»

Image :
L’inauguration du Laboratoire de micro-géoarchéologie, le 19 avril. On reconnaît, du côté gauche, la professeure Najat Bhiry. Au centre, les doyens Robert Beauregard et Michel De Waele, respectivement de la Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique, et de la Faculté des lettres et des sciences humaines. Le responsable du laboratoire, Stéphane Ferré, est le deuxième à droite. Les autres personnes sont des professeurs et des étudiants associés au projet de laboratoire.
Photo : Helory Houdusse

Laboratoire d'Archéologie Historique, Salle de presse

Recherches bioarchéologiques : Le cimetière catholique de la première église Notre-Dame à Montréal

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Organisateurs :
Isabelle Ribot, (Universtié de Montréal)
François C. Bélanger (Divison du partimoine, Ville de Montréal)

Cette rencontre d’adresse au public en géréral mais aussi aux chercheurs et spécialistes de tout horizon qui ont un intérêt certain pour les cimentières, et plus particulièrement, pour les cimetières anciens. Cette journée spéciale a comme objectif de présenter les résultats des recherches bioarchéologiques (terminées et en cours) réalisées sur les restes humains provenant du cimetière de la première église Notre-Dame (1691-1796). Elle mettra en évidence les diverses instituions qui ont contribué de près ou de loin à la réalisation de ces recherches et d’en souligner les résultats. Il est à noter que les sépultures seront réinhumées au cimetière Notre-Dame-des-Neiges en 2017.

VENDREDI 15 avril 2016
Salle Espace B
426 rue St-Sulpice, Vieux-Montréal (sous-sol de la Basilique Notre-Dame)
Métro Place d’Armes

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Salle de presse

Récipiendaires des bourses Saint-Antoine en archéologie

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Joey Leblanc et Simon Santerre

Le projet en développement se concentre sur une démarche multidisciplinaire, incorporant les domaines de la biologie moléculaire, de la biochimie et de la bio-informatique, appliqués à un contexte archéologique. L’analyse élaborée s’intéresse aux données pathologiques et phylogéniques provenant de l’ADN humain, préservé à l’intérieur d’ectoparasite, en l’occurrence le Pediculus humanus (pou de l’humain). Notre but est de vérifier la légitimité de la méthodologie, de démontrer si celle-ci permettra d’obtenir des résultats probants. L’objectif de recherche sera, quant à lui, appliqué à la reconstruction d’un cadre historico-culturel à l’aide des données recueillies, ainsi que pour la compréhension et l’identification de différents types de contacts s’opérant au coeur des groupes thuléens, inuits et inughuits dans le Nord canadien et au Groenland. Joey Leblanc

De la fin du XVIe siècle à 1763, date de la signature du Traité de Paris, la France développa et colonisa de vastes territoires en Amérique. Cette colonisation se concentrait autour de deux grands axes de peuplement, soit celui de la vallée du Saint-Laurent et des Grands Lac comprenant l’Acadie, le Canada et les Pays d’en Haut, et celui du golfe du Mexique, dont faisaient partie la Louisiane, les Antilles et la Guyane. Tout au cours de l’évolution de ces terres, l’on y fonda et entretint un réseau urbain composé d’environ une dizaine de villes dont Louisbourg, Québec, Trois-Rivières, Montréal, Détroit, La Nouvelle-Orléans, La Mobile, Le Cap Français, Saint-Pierre et Fort Royal. On se doute bien que ces villes françaises d’Amériques étaient différentes des villes de la métropole, mais en quoi ? Comment se définit la ville française d’Outre-Atlantique et surtout, comment les gens de l’époque percevaient-ils leurs villes ? Mon projet de doctorat est donc une étude multidisciplinaire utilisant principalement les sources archéologiques et historiques mais aussi les analyses d’urbanistes et de géographes. L’objectif est de déterminer ce qu’étaient les villes françaises d’Amérique et de connaître leurs points communs mais aussi de savoir ce qui différenciait ces villes. Simon Santerre

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Les archéo-vendredis du groupe de recherche en archéométrie 8 avril 2016

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How to describe and Interpret Glass Trade Beads

Présenté par Karlis Karklins, Archéologue et éditeur à la Society of Bead Researchers.

Accurate and detailed descriptions of beads found at archaeological sites or on ethnographic objects are an absolute necessity if we are to convey useful information to others that will help to classify, interpret, and date them. Inadequate descriptions are of little use to anyone. This presentation will indicate what needs to be recorded and how. Topics covered will include classification, manufacturing techniques, physical traits such as shape, colour, and decoration, with notes on chronology, chemical composition, sourcing, and use.

VENDREDI 8 avril 2016
15h30 à 16h30
Salle 320 du Pavillon Camille-Roy
3, rue de la Vieille-Université, Vieux-Québec
BIENVENUE À TOUTES ET À TOUS!

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Les Archéo-vendredis du groupe de recherche en archéométrie 12 février 2015

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L’art rupestre des San : datation et redécouverte des techniques picturales

Présenté par Adelphine Bonneau, Chercheure postdoctorale, Laboratoire d’archéologie historique, Université Laval.

Les San, également appelés Bushmen, sont un peuple de chasseurs-cueilleurs d’Afrique australe connus tout particulièrement pour leurs magnifiques peintures rupestres. Étudiées dès l’époque coloniale, leur signification est grâce à ceux de leurs descendants vivant acutellement dans le désert du Kalahari.

Ces peintures aux couleurs vives et aux dégradés dignes des grands peintres italiens sont l’expression des visions des chamanes, ou « hommes plein de pouvoir ». On y rencontre des animaux (élans, serpents, antilopes), des chasseurs avec leurs arcs et leurs flèches, mais aussi des représentations que l’on pourrait qualifier de fantastiques telles que des gommes à tête et pattes d’élan, ou encore des monstres de pluie.

Néanmoins, les archéologues se heurtent aujourd’hui à un problème récurrent dans l’interprétation de l’art rupestre partout dans le monde : quel est l’âge de ces peintures? Et comment ont-elles été réalisées? Ces problématiques ont été étudiées durant un projet de doctorat qui a conduit à la mise en place d’un protocole pour la datation et la caractérisation de ces peintures.

Les résultats ont permis de reconstituer la chaîne opératoire pour la fabrication et la réalisation des peintures, incluant les différentes étaps de préparation des peintures grâce à des expériences à partir de matières premières collectées près des sites et des analyses sur des meules présentant des traces de matière colorante. Par ailleurs, 46 représantations sur 14 sites ont pu être datées par le radiocarbone, permettant pour la première fois de caler chronologiquement les peintures San sur un territoire allant du Botswana à la côte est de l’Afrique du Sud.

Le discours peut maintenant être ouvert entre les vestiges archéologiques et les peintures rupestres retrouvées dans les mêmes abris-sous-roche.

VENDREDI 12 février 2016
15h30 à 16h30
Salle 320 du Pavillon Camille-Roy
3, rue de la Vieille-Université, Vieux-Québec
BIENVENUE À TOUTES ET À TOUS!

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